samedi 8 novembre 2025
Le passager de Dieu
lundi 27 mai 2024
Ας πάμε στον Παράδεισο
Dans le calme de la nuit
qui semble s'achever
avec les violons crissants des cigales
et les symphonies d'oiseaux
qui picorent la douceur chaude
du matin qui s'étire
et tous les rayons de son soleil naissant
une pensée absurde
semble se préciser
dans le silence bruissant de l'aube
et l'agitation inutile de mon esprit
ne serait-ce pas
l'huis ouvert
sur l'éternité
Comme une aube mystérieuse
avec son soleil portant timidement
l'œil rose à l'horizon
Ο ήλιος είναι μαζί μας
Ο ήλιος είναι μαζί μας
Ο ήλιος είναι μαζί μας
Claude Lopez-Ginisty
mardi 15 novembre 2022
Attente Eternelle/永遠の期待
Le paysage se fond
dans un magma
qui évince la beauté
des enfants de l'automne
Un vent jaune de feuilles
danse une valse maladroite
dans la mélodie improbable
de moineaux en dispute
Et la pluie soudain
vient pleurer doucement
tous les chagrins cachés
que les 'âmes sanglotent
avec des hauts le cœur
qui déchirent la poitrine
Au loin
en plissant les yeux
on espère apercevoir
un rayon de soleil
qui deviendra le feu
de l'aube rouge
Attente Eternelle
永遠の期待
Claude Lopez-Ginisty
lundi 12 septembre 2022
Automne monotone
天と地
L'automne et là, mais il n'y a plus d'automne
Avec les feuilles mortes
les mémoires aussi s'en vont
Elles tournent dans les pensées
et tombent douloureusement dans le cœur
et la pluie des yeux coule
au souvenir des jours heureux
qui glissent dans la nostalgie
Le regard fixé sur le bord de l'âme
on revoit les visages disparus
les sourires qui s'estompent doucement
et on regarde le Ciel sans crainte
pour les temps à venir
qui sont déjà là
repliés dans les soupirs d'espérance
et la tentation du néant
せんざいしゃ
溜飲を下げる
そして無の誘惑
Claude Lopez-Ginisty
dimanche 10 juillet 2022
Impermanencefigée
霧と霧
神
無常観
Vis au fil du temps
Qui reprise le passé
Avec le présent
Ta vie est très simple
Le temps subtil d'un haïku
Remplit tes journée
Ne regarde pas
Le Paysage qui passe
Car c'est toi qui fuit
Deviens la cigale
Qui se défait de sa peau
Pour une autre vie
Prends très au sérieux
Ce souffle qui disparaît
Dans ta voix qui chante
Au bord de l'étang
La grenouille de Basho
M'est pas remontée
Claude Lopez-Ginisty
lundi 20 septembre 2021
Les êtres sont cqmptables du vent et de La lune
风
月
无
边
[Fēng yǔ yuè]
風
與
月
Fēng yǔ yuè
Quand le Ciel s'abaisse
Tout soudain pour rendre obvie
Notre peu d'importance
Nous sommes comme toile
Que l'araignée laisse au vent
Et nos pensées claires
Suivent le vent qui s'enfuit
Cousues aux nuages
Notre songe enfui
Nous chercherons vainement
Sa trace fugace
L'ombre se fait nuit
Et répète son echo
A l'œil mort de lune
Les êtres sont compatibles
avec le vent
et la lune
*
CLAUDE LOPEZ-GINIDTY
vendredi 10 septembre 2021
Chanson de mon silence
静寂の歌
mardi 24 août 2021
Gérard DUC: Je voudrais savoir
Je voudrais savoir prier, non pas comme un qui dit : "Seigneur, je t'aime" et pense : "je suis digne d'être aimé puisque tu vois je t'aime ! "
Je voudrais savoir prier, non pas comme un qui dit : "Seigneur, fais descendre sur moi ta lumière ineffable" et pense : "je la mérite bien ! "
Je voudrais savoir prier simplement, et je ne sais pas.
Je voudrais savoir au moins prononcer les Mots sans le besoin des mots, voleurs de sens ; faire les gestes sûrs, pas les gestes utiles, voleurs d'espace ; et surtout penser juste, trouver d'autres pensées que ces pauvres pensées, voleuses de lumière.
Il faudrait que je sache prier sans le vouloir.
Que je sache prier sans savoir que je prie.
Car je sais au moins une chose : si la fleur rencontrait un jour la force de son parfum, elle perdrait à jamais, j'en suis sûr, le pouvoir d'embaumer.
Si l'alouette, suspendue à l'azur par le fil de sa note, en percevait soudain la finesse, elle n'aurait plus de chant assez pur pour la tenir au ciel dans son extase bleue.
Ô Dieu… Faut-il, pour Te trouver, être rempli de ce souffle qui fait monter la bulle que l'enfant jette au ciel ? Ou bien rester au sol dans l'attente assoiffée des épis de l'été ?
L'immobile ascension porte sa vanité et l'immobile attente ses découragements…
La fleur a ses couleurs et l'oiseau a son chant. Leur prière est offerte sans désir de retour. Et moi, reflet de Toi, je ne sais même pas quelle est la couleur juste de l'homme. Je ne sais même pas quel est le chant de l'homme.
Pourtant, au cœur de mon ignorance, bat une certitude, l'unique certitude : celle de Ta présence en moi.
A défaut de prière, je n'ai qu'Elle à t'offrir.
Et mon silence…

samedi 21 août 2021
Gérard DUC: Haïku
Le soleil décline
Les arbres sont immobiles
Où sont les oiseaux
Un bourdonnement
La mouche s'en est allée
J'entends le silence
Perles du rideau
L'abeille cherche à entrer
Les fleurs s'en balancent
Dire éternité
N'arrête pas pour autant
Le temps qui s'enfuit
Début du silence
Après la dernière note
La chute du temps
Bouclée la valise
Le bonheur s'est envolé
Loin à tire d'elle
Gérard DUC

Professeur de littérature française et de Yoga à Genève. Amoureux de l’Inde où il a rencontré Chandra Swami, il enseigne actuellement le Yoga dans le Valromey, en France.
Son blog:
*
* Crédit image *
lundi 16 août 2021
Poème de Rabindranath Tagore: S'ils ne répondent pas à ton appel...
S'ils ne répondent pas à ton appel,
marche tout seul,
S'ils ont peur et se recroquevillent
en silence face au mur,
Ô toi, le malchanceux,
ouvre ton esprit et parle seul.
S'ils se détournent et t'abandonnent
en traversant le désert,
Ô toi, le malchanceux,
piétine les épines sous ton pied,
et voyage seul
le long de la piste tachée de sang.
S'ils ne maintiennent pas la lumière
quand la nuit est troublée par la tempête,
Ô toi qui n'as pas de chance,
avec la flamme du tonnerre de la douleur
enflamme ton propre coeur
et laisse-le brûler seul.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
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Poème chanté par Shreya Goshal
mercredi 1 juillet 2020
Le Bonheur/幸福/Kōfuku
Claude Lopez-Ginisty
samedi 30 mai 2020
samedi 2 mai 2020
Le voyage intérieur/内側の旅 Uchigawa no tabi
*
Tu ne peux voyager
sans d'abord préparer
ton âme pour des paysages inconnus
et des rencontres banales
la magie longtemps espérée
pourrait annihiler ta capacité
à te débarrasser de tes ennuis
en rêvant
quand dans ton regard
entre une ville nouvelle
tu dois être préparé
à te perdre dans ses faubourgs
un millier de rues
peupleront tes errances
et apaiseront ton désir
de compagnie humaine















