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samedi 28 septembre 2013

Smrt/死




Passe comme l'arbre
Mais avant de t'en aller
Donne fleurs et fruits

Claude Lopez-Ginisty

dimanche 24 février 2013

Fruits noirs d'hivers



In a veil of mist
Birds have been transformed into
Fruit of the dead trees


Dans la brume pâle
Les oiseaux sont devenus
Fruits des arbres morts

Claude Lopez-Ginisty

+

Photo splendide 
de 




lundi 22 octobre 2012

Foule


群衆


Comme un être unique
La foule immense se meut
Masse sans esprit
+
Like a unique man
The immense crowd is moving
Mass without a mind

Claude Lopez-Ginisty

lundi 11 juin 2012

Haïku du reflet


Quand ton regard erre
Des choses tu ne peux voir
Qu'un vague reflet

+

When you look at things
What you can really see
Is but reflection

+

Claude Lopez-Ginisty


jeudi 31 mai 2012

Haïku de l'Ange


Même sur la terre
L'ombre de l'Ange est Lumière
Et le Temps n'est plus

+
Even down on earth
The Angels's shadow is light
And Time is no more

+

Смотрит с улыбкой
На жалкий «портрет» Ангел,
Прекрасный в Вышних…



Claude Lopez-Ginisty

+

Photo splendide 
de 
LAVANA

+


Version en langue russe:
que je remercie vivement!


mardi 15 mai 2012

Haïku des adieux



Good bye to this world
Where flowers cannot survive
After but one spring

+

Au revoir au monde
Où les fleurs ne peuvent vivre
Plus d'un seul printemps

Claude Lopez-Ginisty


+
Haiku écrit pour le tournoi chevaleresque 
carry on tuesday

vendredi 17 juin 2011

In Memoriam A.



Malgré la foule funèbre et noire
Ils partent irrémédiablement seuls
Nos amis morts 
Sans offices ni prières

La compagnie des vivants
Les abandonne au bord de la fosse

Une pelletée de terre
Un discours qui sonne faux
Et les futurs défunts repartent 
Pour vite oublier cette tristesse
Et s'ancrer dans une vie 
Qui finira malgré tout
Dans cette horreur qu'ils fuient

Dans leur enfance lointaine
Ils connaissaient l'école et l'Eglise
La terre et le Ciel

Le monde alors ne s'arrêtait pas
A la béance de glèbe 
Qui enferme le cercueil 
Dans son linceul brun d'oubli

Il y avait la porte du cœur
Et l'huis merveilleux de l'âme
Qui permettaient l'espérance
Et magnifiaient l'existence

La beauté dérisoire des fleurs
Simule à présent une cérémonie
Mais le Nom Ineffable
Ne sera pas prononcé

Il faut respecter
Le refus obstiné de Dieu
Que manifestent les survivants

Nos lèvres resteront closes
Recouvertes du suaire noir
Du silence des mots
Du mutisme douloureux
Des paroles de la terre et du cœur
Qui montent vers le Ciel

Nous serons muets
Par simple respect
Malgré la clameur orante
Qui déborde de notre âme

Un insondable poids macabre
Plombe les visages
Et emprisonne les pensées
Dans l'horreur du néant à venir

Ce serait infamant à présent
Même au moment où la détresse
Vrille les cœurs d'une douleur lancinante
D'admettre qu'une prière s'impose

L'ami mort s'en va
Lent et immobile à jamais
Dans son pays d'oubli
A l'horizon sans fin de tristesse
De silence pesant 
Et de regret 

Seigneur Christ miséricordieux
Accorde à nos morts qui T'ont perdu
Dans l'orgueil de la vie 
Et la bêtise du monde vain
L'entrée dans Ton Royaume

Reçois pour eux de nos lèvres indignes
Nos prières muettes
Le Psautier de nos larmes
L'encens de nos soupirs 
Et accueille-les tendrement
Dans le Sein d'Abraham

Claude Lopez-Ginisty