jeudi 5 février 2015

Hivernale féline


La chatte aime ce paysage
Sous un épais manteau neigeux
Se mettant soudain à l'ancrage,
Dans un lourd sommeil langoureux. 

Comme un ressac sur une plage
Tout meurt au silence brumeux:
La chatte aime ce paysage.

L'hiver et son grand équipage,
Albes guerriers audacieux,
Ont envahi jusques aux cieux
Et pris les nues à l'abordage:
La chatte aime ce paysage. 

Claude Lopez-Ginisty
Le Jour de Charles d'Orléans 
°
Photo: 
Hiver au Creux de Charpigny 
(auteur)

mardi 3 février 2015

Hiver, vous êtes un manant!



Hiver, vous êtes un manant!
Vous enterrez le paysage.
Autrefois si bel et galant,
Dans votre deuil de brigandage,

Vous enfermez dans un carcan
Le ciel comme en un sarcophage...
Hiver vous êtes un manant!

Les arbres portent un turban,
Et le gel met un blanc lainage
Au pré qui semble être une plage
Endeuillée de brume et de vent:  
Hiver vous êtes un manant!

Claude Lopez-Ginisty
Le Jour de Charles d'Orléans 
°
Photo: 
Hiver au Creux de Charpigny 
(auteur)


dimanche 1 février 2015

Hivernale


Le temps se travestit de blanc.
Dans l'albe deuil du paysage,
Les oiseaux ont cessé leur chant,
Et les ruisseaux leur babillage.

Sur l'haleine fraîche du vent,
Qui souffle aux cheveux du bocage,
Le temps se travestit de blanc.

Au mitan du ciel indolent,
Un linceul, immense nuage,
Floconne l'air dans son naufrage, 
Et transforme tout en gisant:
Le temps se travestit de blanc.

Claude Lopez-Ginisty
Le Jour de Charles d'Orléans 
°
Photo: 
Hiver au Creux de Charpigny 
(auteur)



mardi 25 novembre 2014

Illumination


Le feu dans ton cœur
Ne brûle que l'inutile
Sa cendre est Lumière

Claude Lopez-Ginisty

(Graphisme: auteur)


jeudi 20 novembre 2014

PRIERE/RUGĂCIUNE


Ce galet lancé
A la surface du temps
Rejoint le Royaume

Claude Lopez-Ginisty

(Graphisme: auteur)

mercredi 19 novembre 2014

Toamna/ Autumn


De sa main dorée
L'automne étend son trésor
A l'orée du ciel

Claude Lopez-Ginisty

(Graphisme: auteur)


lundi 20 octobre 2014

Η Αυγή της ψυχής/ Aube de l'âme





Etranges sont ces nuits
où le sommeil attend
pour semer ses rêves
les sillons graves des rides dures

étrange es-tu
Toi que je voulais attendre
atteindre aussi
au bout de mes songes
quand mon silence immobile
n'étreignait que lui-même

reviennent les jours blonds
où je me voyais grandir
dans les sourires de ceux
que j'accueillais du Nom d'Ami

et reviens temps béni
d'outre jeunesse
où je ne Le connaissais pas
mais où je L'attendais

et le jour fut éternel soudain
où comme un éclair 
dans le ciel de mon âme
vint la certitude claire
de l'Amour

Claude Lopez-Ginisty