mercredi 5 février 2014

Paysage / 風景,



Echarpe de neige
Sur le col des sommets gourds
Quand l'hiver s'installe

Claude Lopez-Ginisty

*

Photo: Fuji-yama chablaisien
(auteur)

samedi 1 février 2014

კალიგრაფიული/ Calligraphie


書道

Vol de passereaux
Sur la ligne d'horizon
Calligraphie vive

Claude Lopez-Ginisty

vendredi 31 janvier 2014

Hiver/冬


ზამთრის

Le ciel jadis bleu
Se met à fumer du gris
Matin froid d'hiver

Claude Lopez-Ginisty

mardi 28 janvier 2014

Hésychie


Dans les subtils méandres de l'esprit
ce qui semble d'abord confusion
n'est que foisonnement heureux
de la vie d'antan
avec son tryptique
de souvenirs et de regrets
son horizon fuyant à l'approche
de la beauté d'hier
et de la mer étale du présent

intense sentiment de plénitude
émotion sobre mais immense
qui soudain devient Soleil
et darde des rayons doux et paisibles
dans la répétition sanctifiante 
du Nom Ineffable
qui nomme toute chose 
et lui donne l'existence
ici-bas 
et
dans le Royaume

Claude Lopez-Ginisty








dimanche 26 janvier 2014

Sneg/ Snow/ Neige


Les neiges d'antan
Sont revenues aujourd'hui
Où sont les cigales...

*

The snows of the past
Came back on this very day
But the cicadas…

Claude Lopez-Ginisty

dimanche 15 décembre 2013

σιωπή της ψυχής/ silence de l'âme




Mystère profond
C'est dans le divin silence
Que l'âme L'entend

Et la vie obvie
Soudainement se dévoile
Dans l'Eternité

Et je L'entends bien
Comme un écho de Lumière
Qui emplit mon être

Tout devient aimable
Toutes les questions s'effacent
Et la paix s'installe

Claude Lopez-Ginisty

samedi 7 décembre 2013

Traduit du silence


Dans l'image désuète 
que renvoie le miroir
le temps s'évapore vite
et chaque seconde reflète déjà
une illusion de présent
un fragment de passé
et la douce ironie du futur
qui sait que rien n'existe
dans le temps

l'artifice frêle 
des souvenirs
ne comble jamais le vide
des instants enfuis
sa consistance fragile
comme une dépouille de cigale
est plus un leurre
qu'un étai sûr
pour avoir l'illusion 
même fugace
de la permanence

ce que je vois
n'est pas dans mon regard
et ce que je garde
dans ma mémoire
est une brume
que le soleil de la réalité
disperse en se riant


Claude Lopez-Ginisty